Un maillon du plan climat de Paris : La station géothermique de Clichy-Batignolles.

Eau de Paris et la Compagnie parisienne de chauffage urbain ont inauguré en février 2017 la centrale géothermique de l'éco-quartier Clichy-Batignolles dans le 17eme arrondissement de Paris. Ces installations vont permettre de produire 83% des besoins en chaleur des 7 500 habitants attendus d’ici 2020.

Le nouveau quartier des Batignolles est moteur pour répondre au plan d’action climat-énergie de la ville de Paris.

La capitale veut réduire de 25 % sa consommation d’énergie et l’émission de gaz à effet de serre sur la période 2004-2020. Inauguré jeudi 23 février, la station géothermique du nouvel éco-quartier Clichy-Batignolles doit permettre de couvrir 83% des besoins en chaleur des 7 500 habitants prévus d’ici 2020. Un projet témoin pour la production d'énergie locale durable

Centrale Geothermique de Clichy-Batignolles
Ci-dessus le circuit de chaleur de la centrale géothermique de l'éco-quartier de Clichy-Batignolles. Sur le dessin, ECS est pour : eau chaude sanitaire

La station est une unité de production locale alors qu’en France il n’y a que des grosses productions. Célia Blauel, maire adjointe de Paris chargée du développement durable et présidente de l’opérateur Eau de Paris : C’est une grande fierté d’inaugurer avec Eau de Paris les installations de ce nouveau quartier emblématique de Paris. Celui-ci a été conçu et construit dans le strict respect de la politique environnementale menée par la Ville de Paris qui vise à rendre son territoire attractif et respirable, ajoute Frédéric Martin, président de la Compagnie parisienne de chauffage urbain (CPCU) et directeur général d’Engie France Réseaux.

Centrale Geothermique de Clichy-Batignolles
Ci-dessus signature de la convention d'exploitation de la station géothermique du quartier Clichy-Batignolles par Célia Blauel, maire adjoint de Paris chargée du développement durable et présidente de Eau et Paris, et Frédéric Martin, président de CPCU et directeur général d’Engie France Réseaux et Joëlle Colosio, présidente de l’antenne francilienne de l’agence environnementale.

CPCU et Eau de Paris opére la station. Le cout du chantier s’est élevé à 12 millions d’euros, l'Agence de l'eau Seine Normandie a apporté une subvention de 880 000 euros et le fonds chaleur opéré par l'Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie Ademe) et la région Ile-de-France 1,4 million d’euros.

L’utilisation de l’énergie géothermique est rendue possible par la nappe phréatique de l’Albien. Sa surface de 100 00 Km² située à 650 mètres sous le sol parisien offre 700 milliards de m³ d’eau protégés des pollutions de la surface. Le forage a débuté en 2014. Les travaux de mise en service des deux puits de la station ont couru sur 2016 : juillet pour le premier et décembre pour le second. L’extraction des premiers kilowatts énergétiques a commencé en février 2017.

Le projet géothermique a eu un impact sur la conception et le génie civil de l’ensemble du quartier. A l’inverse, les travaux du pont et de la passerelle en lisière du quartier ont causé plusieurs mois de retards dans la construction de la station. Il y a 50 m² d’installations pour chauffer 50 hectares. Les installations situées à l’extrémité du parc Martin Luther-King sont pour l’instant visibles. Elles seront entièrement recouvertes par la végétation lorsque les travaux du quartier seront terminés en 2018. L’ensemble des équipements accessible tient dans à peine 50 m². Ils permettront, à terme, de chauffer 54 hectares.

La solution est répartie dans trois salles. Deux sont utilisés par Eau de Paris pour gérer l’extraction de l’eau à 30°c puis sa réinjection, en bout de circuit thermique, à 10°C. Les deux puits, situés sous la station, sont séparés de 650 mètres pour éviter que l’eau, en bout de chaine, ne refroidisse la nappe phréatique.

Centrale Geothermique de Clichy-Batignolles
Ci-dessus les conduits d'extraction d'eau chaude dans la première salle exploitée par Eau de Paris

La dernière salle est exploité par le CPCU. Les échangeurs s’y trouvant récupèrent les calories issues du différentiel thermique entre l’eau en entrée et la sortie du cycle.

Centrale Geothermique de Clichy-Batignolles
Ci-dessus les conduits de distribution situés dans la salle exploitée par CPCU

L’eau est ensuite chauffée et acheminée à 45° pour le chauffage et 63° pour l’eau courante.

Comparée à une chaudière à gaz de condensation, la station géothermique génère cinq fois moins d’émissions de CO². En dix ans, les économies estimées sont de l’ordre de 35 000 tonnes d’émissions.

Centrale Geothermique de Clichy-Batignolles
La Centrale Geothermique. Visite du CPCU en 2017.

La simulation informatique 3D de la cascade
De l'extérieur, la situation en mars 2017 :
A gauche la sortie du tunnel arrivant du faisceau de Saint Lazare vers la petite ceinture.
A l'arrière en haut à droite on voit la porte grise qui est l'entrée du local technique de Eau de Paris de la station géothermique de Clichy-Batignolles.
Un premier plan c'est le batiment temporaire de Eau de Paris (2 étages blanc et gris).
A droite le début d'un batiment de Bouygues Construction pendant les travaux.

NB sur la photo : Au milieu de cet espace il faut imaginer la future cascade. Le batiment temporaire de Eau de Paris sera remplacé par un plan incliné qui sera la base de la cascade.
Quand toute cette partie du projet sera terminée le photographe (moi-même) aura les pieds dans l'eau du bassin qui sera le receptacle de la cascade.





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